Quarante-trois souvenirs

Les enfants des ténèbres et les anges de la rue

 

Quarante-trois souvenirs

Regarde passer ton rebelle,
regarde passer ton fou.
Regarde un peu ton vagabond,
il traînera seul jusqu'au bout.
Il chasse plus les miracles
mais quand l'ombre l'appelle,
il entend sonner le vent des rues
bomme un tocsin sous la grêle.


Il cherchait dans la violence,
il cherchait dans ton lit.
Il cherchait dans la rue qui danse
quarante-trois souvenirs, avant la nuit

Faut pas trop compter sur moi,
faut pas trop espérer.
J'ai perdu beaucoup trop de temps,
tes grimaces vont rien changer.
Tu te dis mon amie,
si tu l'étais vraiment,
tu saurais qu'il vaut mieux partir
quand plus rien n'est comme avant.


Va chercher d'autres visages,
va chercher d'autres vies.
Va chercher en tournant les pages,
quarante-trois souvenirs, avant la nuit.

Papa surveille la frontière,
Maman guette dans la rue.
Elle dit que c'est pour payer mes dettes
qu'elle s'est retrouvée toute nue.
Y'a des jours comme ça
où j'aimerais tout lâcher.
Monter seul tout en haut d'un toit
pour regarder le ciel tourner.


J'ai cherché sur les montagnes,
j'ai cherché sous la pluie.
J'ai cherché dans le vent d'Espagne
quarante-trois souvenirs, avant la nuit.

Tous les matins se ressemblent,
tous les pleurs sont pareils.
Tous les pièges à minuit se retendent
et les horloges ont sommeil.
Là-bas, tout au loin
j'entends chanter les loups.
Y'a sept cavaliers qui s'avancent,
mon espoir tient seul debout.


Faut chercher dans le silence,
faut chercher dans l'oubli.
Faut chercher dans le temps qui penche
quarante-trois souvenirs, avant la nuit.





22/10/2007

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