Jane

Vue sur cour

 

Jane

Jane,

t'as toujours su choisir tes chaînes,
t'as toujours su t'ouvrir les veines
quand la lumière valait la peine,
dès que la salle était pleine.


Oh Jane,
t'as l'air d'y tenir à ta grande scène,
tu me la joues sept fois par semaine
comme si t'espérais que je t'emmène
avant que les projecteurs s'éteignent.


Juste un satori dans ton lit,
pas besoin d'orage.
Pas besoin de raconter ta vie,
oublie tes naufrages.
L'enfant qui dort près du lit
comme un ange en cage,
tu serais pas là sans lui,
mais ça serait quoi ta vie.


Jane,
tout le monde a le droit d'aimer son rôle,
m'en veut pas c'est pas ça qu'est drôle,
mais ta façon de mettre en bémol
tes mots quand ils s'envolent.


Oh Jane,
laisse-moi voir sous ton auréole,
j'applaudirai si ça te console.
Je te croirai peut être même sur parole
quand tu me joueras le cinquième sous-sol.

L'ennui caché dans le fond d'un lit
t'a prise en otage.
Dès qu'un train s'en va dans la nuit,
tu sors tes images.
L'enfant qui dort près du lit
comme un ange en cage,
tu dis qu'il prends ta vie
mais tu serais quoi sans lui ?
demain, dans un mois, dans vingt ans,
qui peut dire ?
quand tu seras seule, toute seule pleine de soupirs,
quand ta vie tiendra dans un album en cuir,
noir d'ébène.


Baby Jane,
avant de partir, dis-lui que tu l'aimes,
dis-lui que t'avais mal quand tu l'as fait souffrir.
Prends la peine, oh Jane, d'apprendre à mentir.


Demain, dans un mois, dans vingt ans,

qui peut dire ?


Baby Jane,
Baby Jane.






29/10/2007

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