Des gens ordinaires

Des gens ordinaires

T'as du jeu dans tes rêves

dès que la nuit s'achève,
quand t'ouvre un œil, t'es déjà vieux.
Ton café dans la tasse,

sa fumée qui efface,
le goût de la nuit ça t'aide un peu.
Tu choisis toujours le mauvais tempo
quand tu prends tes airs de desperado,
quand tu fais Gabin dans Pépé le moko

en bien moins beau.
Tes jours sont comme des mâts de cocagne,
tu peux toujours bâtir des montagnes,
Ou bien tu ne gagnes rien ou du mauvais champagne.

T'es qu'un homme ordinaire
comme y en a plein sur terre.
Avale tes larmes qui datent un peu.

J'connais une femme stupide,
tant que la nuit se dévide
elle dit qu'elle m'aime, elle pleure un peu.
Le jour, il faut qu'elle touche,

ma peau et puis ma bouche,
pour savoir s'il fait beau ou bien s'il pleut.
Elle se croit obligée de brandir des drapeaux
couverts de noms d'amis venus droit d'Eldorado.
De bâtir chaque année un nouveau mur

anti-sanglots.
Le passé, elle en a fait son navire,
sur la proue, elle écrit ses souvenirs.
Elle dit qu'elle attend plus qu'un bon vent pour partir.

C'est qu'une femme ordinaire
comme y en a plein sur terre.
Sa peur des larmes m'agace un peu

Y a peu d'hommes sans chemise.
la plupart se déguisent;
au coin des rues, on ne voit qu'eux.
A l'abri de leurs rides,

le temps froid se dévide,
ne crache pas le feu qui veut.


Les mots qui leur font peur, ils appellent ça poème.

 Ils courent après le temps de peur d'être à la traîne.
Pour leurs petits cinoches, leur petit cerveau se démène,
leurs vielles mamans leur mettent encore des langes.
Y'en a qui croient qu'ils sont un peu des anges,
Iis font des gros chagrins quand ils voient que tout change.

C'est des gens ordinaires
comme y en a plein sur terre.
Le flot de leurs larmes je m'y noie un peu.

C'est des gens ordinaires
Comme y en a plein sur terre.
Le flot de leurs larmes je m'y noie un peu.






30/10/2007

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